Quand je pense que Beethoven est mort…- Eric-Emmanuel Schmitt

schmitt1Titre : Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent…
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Éditeur : Albin Michel
Nombre de pages:184
Date de parution : septembre 2010

Résumé:
Un jour, lors d’une exposition de masques, Beethoven revient dans la vie d’Eric-Emmanuel Schmitt : l’écrivain se rappelle l’avoir aimé passionnément autrefois, pendant son adolescence.
Pourquoi Beethoven s’est-il éloigné ? Pourquoi l’homme d’aujourd’hui n’éprouve-t-il plus ces émotions, ce romantisme, ces orages intérieurs et cette joie ? Qui a disparu ? Beethoven ou nous ? Et qui est l’assassin ?
Ce texte est suivi de Kiki van Beethoven, l’aventure d’une femme, la soixantaine rayonnante, laquelle va, grâce à la musique, changer sa vie ainsi que celle de ses trois amies. Une fable sur la jeunesse perdue et les secrets ensevelis.

Mon avis:
Selon Eric-Emmanuel Schmitt, la philosophie de Beethoven était humanisme, héroïsme et optimisme.
Il va tenter de nous le démontrer au travers de six extraits musicaux. C’est toujours un plaisir d’allier une belle écriture et l’écoute de tels morceaux de musique classique.
« Mozart entend, Beethoven fabrique. »
Mozart entend le Divin et Beethoven a foi en l’homme.
Je suis assez en adéquation avec l’analyse  du 4ème concerto pour piano et orchestre. La conclusion de l’auteur correspond à ma façon de penser.
« L’héroïsme ne serait-il pas où l’on croit? Pas dans l’agressivité, le biceps, les grimaces effrayantes des matamores, mais dans le repli, la tolérance, le consentement. »
Tel Pascal, Eric-Emmanuel Schmitt fait le pari de l’optimisme.
Son analyse se termine par une réponse au titre du livre assez pertinente.
La deuxième partie du livre est l’histoire de Kiki, une dam âgée à l’humour cinglant. Ce récit est emprunt d’émotion et d’humour. Même si, comme l’alliance des cordes violentes et du piano doux, l’horreur côtoie l’horreur d’Auschwitz.
Grâce au buste de Beethoven, Kiki va enfin affronter ses démons, tout comme Rachel, son amie, affronte l’horreur des camps de concentration.
J’ai trouvé les deux parties un peu superficielles. Mais je regrette toujours la brièveté des bons livres intéressants.

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