Elles vivaient d’espoir – Claudie Hunzinger

hunzingerTitre : Elles vivaient d’espoir
Auteur : Claudie Hunzinger
Éditeur: Grasset
Nombre de pages : 252

Auteur:
Claudie Hunzinger est née en Alsace. Elle est poète, peintre et artiste plasticienne. Elles vivaient d’espoir est son premier roman.

Résumé:
« Thérèse disait qu’elle se compromettait follement. Je n’ai pas coutume de m’occuper de l’opinion des autres, répondait Emma. La mienne me suffit. Et je trouve plus honorable d’être au ban de la société qu’en ses trônes d’honneur. » C. H.
Elles vivaient d’espoir est un roman qui raconte l’émancipation de deux femmes, Emma et Thérèse. Elles tentent de construire ensemble, dans les années trente, une vie à la fois amoureuse et engagée, parallèlement à la montée des utopies et du nazisme. Un homme et la guerre vont les séparer. Leur histoire personnelle rejoint alors la grande Histoire et l’horrible beauté des tragédies.

Mon avis:
Ce roman aurait pu être magnifique s’il n’était pas raconté par une tierce personne. Certes, Claudie Hunzinger a souhaité rendre hommage à sa mère et à raconter sa vie au travers des lettres, cahiers  et photos retrouvés. Mais ce biais nuit au rythme et à l’émotion de l’histoire.
Car Emma est une femme passionnante. Jeune, elle est une française émancipée. Elle fume, elle vit ses passions tant avec les hommes qui lui plaisent qu’avec les femmes. Intelligente, elle est une amoureuse de la vie et de la littérature.
Pourquoi a-t-elle acceptée de se terrer en Alsace et de s’effacer devant ce mari alsacien qui adhère au parti nazi pendant la seconde guerre mondiale. L’amour, sûrement, mais cela ne correspond pas à ses valeurs de jeunesse. Elle aurait pu fuir avec ses enfants mais elle n’en a rien fait.
«  Il avait suffi que cet homme ait besoin d’elle pour que son âme exulte de servitude. »
« Il y a pour la femme qui aime, une espèce de volupté à renoncer à elle-même. »
Thérèse, son amoureuse de jeunesse, est aussi une femme remarquable.Plus secrète, elle devient une figure importante de la résistance et sera forte jusqu’à la mort.
Les personnages sont donc des êtres passionnés et intéressants, le contexte de la position de l’Alsace pendant la guerre et de la résistance est aussi un sujet riche.
Il me semble que ces tranches de vie transmises directement par Emma et Thérèse auraient pu faire un livre dynamique et passionnant.
Quel dommage d’avoir utilisé ce biais de la fille qui raconte au gré de ses découvertes! D’un autre côté, je comprends la volonté de l’auteur de vouloir rester fidèle aux écrits de sa mère et témoigner avec sa propre perception.

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