Mon enfant de Berlin – Anne Wiazemsky

wiazemskyTitre : Mon enfant de Berlin
Auteur : Anne Wiazemsky
Éditeur : Gallimard

Auteur :
Anne Wiazemsky est une écrivaine, comédienne et réalisatrice française, née le 14 mai 1947 à Berlin. Elle est la petite-fille de l’écrivain François Mauriac par sa mère Claire Mauriac. Elle est issue de la famille princière russe des Wiazemsky qui émigra en France après la  révolution de 1917. Ses romans sont souvent influencés par l’histoire de sa famille. Anne Wiazemsky a également été actrice de cinéma.Elle a été mariée à Jean-Luc Godard de 1967 à 1979. Son frère,Pierre Wiazemsky, est un dessinateur humoristique sous le pseudonyme de Wiaz.

Résumé:
En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un Berlin en ruine. Elle a vingt-sept ans, c’est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves.
Si on lui en fait compliment, elle feint de l’ignorer. Elle souhaite n’exister que par son travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant. Son courage moral et physique, son ardeur font l’admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux sociaux différents du sien, ont oublié qu’elle est la fille d’un écrivain célèbre, François Mauriac, et la
considèrent comme l’une d’entre elles, rien de plus. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent vivre pour la première fois de sa jeune vie. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c’est l’amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.

Mon avis :
Anne Wiazemsky, petite fille de François Mauriac raconte l’histoire de ses parents, surtout de sa mère Claire.
J’ai particulièrement apprécié cette vision de Berlin à l’issue de la seconde guerre mondiale. Cette thématique de la détresse des Berlinois à cette époque est peu souvent abordée. Il est incroyable de constater que jusqu’en 1948 la misère régnait à Berlin et que l’on retrouvait encore des prisonniers de guerre.
C’est une vision de la seconde guerre mondiale un peu inhabituelle, et elle touche son paroxysme quand on apprend que c’est un criminel de guerre qui a sauvé la vie d’Anne lors de sa naissance.
J’ai été touché par ce récit et les lettres de Claire. Tout est d’une grande sensibilité et d’un grand naturel.
Même si le côté « enfant gâté » de Claire m’agaçait souvent.
On perçoit clairement dans son récit cette frustration d’être « la fille de… », cette sensation de « mystérieuse tristesse qui est en elle…, et qui grandi avec elle. »
Tous ses actes sont motivés par le besoin dêtre utile, d’être reconnue pour elle-même. Elle cherche en permanence la reconnaissance de ce père si froid et exigeant.
C’est un livre très bien écrit, même si parfois, j’avais du mal en suivant le récit décousu de me situer dans l’espace et le temps ( Paris ou  Est de la France ou page 115 « 4 décembre » et page 142 « 28 novembre »).
Anne Wiazemsky nous livre un témoignage intéressant et personnel de cette période et indirectement rend hommage à l’action de la croix Rouge.

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